Oceamex Project

Après 3 mois et demi de découverte de la construction durable en Océanie et au Mexique, le Projet Oceamex a désormais pour but de s'impliquer dans le management du développement durable en Europe.

============================================

After 3 and a half months discovering sustainable construction in Oceania and Mexico, the Oceamex Project is now in a business development phase on the European sustainable development market.

============================================

Enjoy my blog !

Pierre-Loïc Nihoul


lundi 1 décembre 2008

Climat : la conférence de Poznan s’ouvre aujourd’hui

Les experts du climat et les pays signataires de la convention sont réunis en Pologne pour négocier de l'avenir de la lutte contre le réchauffement. Cette conférence fait partie des ultimes occasions pour l’UE d'afficher son unité pour convaincre.

Source de l'article : Actu-Environnement.com - 01/12/2008 (entièreté des liens ajoutée par mes soins)

Un an après la réunion de Bali, les 192 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) sont à nouveau réunis cette fois-ci à Poznan en Pologne. L’objectif de ces deux semaines de discussions est de respecter le calendrier fixé à Bali pour mettre au point d’ici 2013 un nouveau protocole international pour relayer celui de Kyoto. Si ce nouveau protocole devrait intégrer les Etats-Unis et surtout les pays émergents, un accord pour se faire semble encore loin.

L’Union européenne se veut toutefois optimiste et espère faire passer à la vitesse supérieure les négociations internationales. Même s'il est trop tôt pour espérer des avancées majeures, la conférence de Poznań doit permettre de passer des discussions exploratoires aux négociations concrètes et envoyer un signal clair indiquant que le monde est en bonne voie pour conclure, dans un an à Copenhague, un traité ambitieux sur le climat, estime Stavros Dimas, membre de la Commission en charge de l’environnement.

À l’occasion de la conférence, l'UE prévoit donc d’insister sur la réalisation d’un programme de travail clair afin de guider les négociations en 2009, de faire des progrès en vue de l'adoption d’objectifs de réduction d’émissions pour 2020 et 2050 et d’aboutir à une décision ferme quant à la manière de rendre opérationnel le Fonds d'adaptation prévu par le protocole de Kyoto à l'intention des pays en développement.

Des besoins d’investissements revus à la hausse

La première semaine de la conférence sera dédiée à la présentation des différents travaux et réflexions sur les impacts du changement climatique, les solutions technologiques pour limiter les émissions mais également sur les moyens de financements. Un rapport du secrétariat de la CCNUCC sur le coût des mesures d'atténuation des changements climatiques sera d’ailleurs présenté. Cette mise à jour 2008 revoit à la hausse les estimations des experts : la réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2000 nécessitera 500 milliards de dollars par an d’investissement contre les 210 milliards de dollars par an calculés l’année dernière. Le rapport 2007 ne concernait que les investissements de départ, sans inclure les coûts de renforcement des capacités et de création d'un environnement adapté à la mise en place de nouvelles technologies, explique l'ONU dans ce nouveau rapport.
En revanche, les experts estiment toujours à plusieurs dizaines voire centaines de milliards de dollars par an le coût des mesures d'adaptation au changement climatique.

Calendrier chargé pour l’UE

La délégation européenne à Poznan sera composée des représentants de la présidence actuelle avec Jean-Louis Borloo, de la présidence prochaine à savoir Martin Bursik, ministre tchèque de l'environnement et du commissaire européen Dimas. Elle devra défendre une position commune qui sera précisée le 4 décembre prochain à l’occasion d’un conseil européen des ministres de l’environnement.

Ce conseil sera également l’occasion pour l’UE de faire le point travaux sur le paquet énergie-climat et sur le projet de règlement relatif aux émissions de CO2 des véhicules légers. Cet état des lieux s'inscrit dans la perspective du Conseil Européen des 11 et 12 décembre au cours duquel les chefs d'Etat et de gouvernement devront décider des solutions appropriées pour parvenir à un accord global avant que le Parlement européen ne se prononce sur ces questions le 16 décembre.

/.../

Je suivrai les conclusions de cette conférence avec intérêt. Nul doute que de nombreuses opportunités verront le jour, dans la lignée des nombreux projets existants.

A bientôt.

jeudi 20 novembre 2008

La Suède veut être le premier pays à se passer du pétrole

Personnellement je prends un malin plaisir à lire ce genre d'articles. Sans considération idéologique extrême, je trouve particulièrement courageux l'avancée de ce type d'objectifs, car elle favorise la concurrence et l'innovation technologique.

A lire sur cette page web.

Source : www.futura-sciences.com, Novembre 2008

Plan Borloo pour les énergies renouvelables

Jean-Louis Borloo, ministre français du développement durable et de l'énergie, a présenté un plan de 50 points visant le développement des énergies renouvelables au Salon international des énergies renouvelables qui a lieu cette semaine à Paris La Défense.

C'est l'étape 2 du Grenelle de l'environnement entamé il y a 12 mois. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'établir un plan opérationnel visant à atteindre les objectifs fixés par la Commission Européenne pour 2020, soit 23% d'énergies renouvelables dans le parc énergétique national.

Son point fort est l'énergie solaire. En effet, ce plan met la priorité sur l'intégration de l'énergie photovoltaïque dans la construction (logements, tertiaire, industrie). Ce qui me frappe surtout est la construction d'ici 2011 de minimum une centrale solaire par région (la France compte 22 régions). Soit une production globale de 300 Mégawatts.

Ce plan propose aussi une levée de plusieurs barrières ralentissant le développement des énergies renouvelables, notamment urbanistiques et financières.

Le plan propose également la création d'un fonds de chaleur renouvelable, destiné à financer les chaufferies collectives trouvant leurs ressources dans les renouvelables.

Force est de constater que l'éolien n'occupe pas une place centrale dans ce plan Borloo. Ce qui à mon sens est assez réaliste, dans l'état technologique actuel de ce marché.

Ce plan va dans le bon sens, dans la mesure où il contribue à la construction de l'économie verte, en proposant des mesures motrices et des objectifs amenant une concurrence entre les régions, ce qui favorise selon moi l'innovation et le développement.

lundi 17 novembre 2008

SIREME et Plan Green Business Energies Renouvelables

En marge du salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie au CNIT à la Défense (www.sireme.fr), le cabinet Borloo a présenté aujourd'hui le plan énergies renouvelables.

Voici la dépêche AFP d'aujourd'hui ;

L'énergie solaire est au coeur du plan de développement des énergies renouvelables présenté lundi par le gouvernement, qui prévoit la construction d'au moins une centrale photovoltaïque par région d'ici 2011.

"Le gros, c'est le solaire. En termes industriels, et d'effondrement des coûts industriels, c'est probablement là qu'on a la capacité la plus importante", a expliqué le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, en présentant une série de 50 mesures pour "réussir la transition énergétique".

L'objectif affiché du gouvernement est que les énergies renouvelables représentent 23% de la consommation finale d'ici 2020, soit plus qu'un doublement par rapport à 2005 (10,3%, grâce essentiellement aux barrages hydro-électriques).

"La bataille mondiale des filières professionnelles pour les énergies renouvelables est évidemment lancée", a expliqué M. Borloo, soulignant que la France avait "pris du retard" et devait viser un développement "soutenu" de l'ensemble des filières (hydraulique, éolien, solaire, biomasse, géothermie...).

"Ce plan, c'est green business dans toute sa réalité technique et financière", a-t-il ajouté, reconnaissant que le principal défi serait celui de "la simplification administrative, réglementaire".

Selon l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe), les énergies renouvelables pourraient représenter en 2012 un marché annuel de 24 milliards d'euros et 120.000 emplois.

Les appels d'offre pour les centrales solaires photovoltaïques seront lancés "dans les semaines qui viennent", a précisé M. Borloo. D'une puissance cumulée d'environ 300 MW, elles seront réparties en fonction du potentiel solaire de chaque région.

Afin de favoriser le développement du photovoltaïque sur les supermarchés et les bâtiments industriels et agricoles de grande tailles (usines, hangars etc...), un tarif spécifique de 45 centimes/kWh est créé.

Ces mesures devraient permettre de multiplier par 400 la production d'électricité d'origine photovoltaïque pour atteindre 5.400 MW en 2020.

Si la marge de progression envisagée est très forte, la base de départ est très faible: à fin juin 2008, la puissance installée du parc photovoltaïque français raccordé au réseau était de 18 MW en métropole, 13 MW fin 2007 et 6 MW fin 2006.

La France se place au quatrième rang européen, derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie.

L'énergie solaire pourrait s'avérer compétitive avec le prix du marché de l'électricité "à l'horizon 2020", considère le ministère.

Un "Fonds chaleur renouvelable", sera mis en place en 2009 afin de soutenir la production de chaleur à partir de sources renouvelables: biomasse, solaire, pompes à chaleur, géothermie et biogaz. Conformément au projet de loi de finances, il sera doté d'environ 1 milliard d'euros pour les trois prochaines années.

En ce qui concerne l'énergie éolienne, l'objectif reste de multiplier par dix le parc à 25.000 MW de puissance installée en 2020 contre 2.500 MW en 2007, mais une nouvelle réglementation, dont les contours restent à définir, est annoncée.

Pour France nature environnement (FNE, 3.000 associations), l'annonce de ce plan "montre que le gouvernement continue à mettre en oeuvre les objectifs du Grenelle et prend le virage de l'énergie verte".

Cependant, estime Arnaud Gossement, son porte-parole, "il ne suffit pas de dire que les énergies renouvelables sont une bonne chose, il faut garantir leur acceptabilité sociale".

"Si on décide depuis Paris, sans concertation, qu'il faut des champs d'éoliennes et des fermes solaires, il y aura des crispations", a-t-il mis en garde.

Source : AFP

mercredi 24 septembre 2008

La construction wallonne en route vers la révolution énergétique

Les nouvelles normes en matière de performances énergétiques des bâtiments, qui entreront progressivement en vigueur jusqu'en 2011, provoquent un afflux de demandes de primes en Région wallonne, et vont doper le secteur de la construction.

La Confédération Construction Wallonne (CCW) estime que 400.000 logements wallons devraient être rénovés d'ici à 2020, assurant 10.000 emplois supplémentaires dans le secteur. Le décret wallon sur la performance énergétique des bâtiments est entré en vigueur le 1er septembre et il va révolutionner le secteur de la construction. La première phase renforce la réglementation thermique, en faisant passer les normes de K55 à K45.

Impact énorme
Mais la révolution est à venir avec l'introduction d'un nouveau mode de calcul (en litre de mazout par mètre carré avec un maximum de 17) dès le 1er septembre 2009, et un abaissement de la norme à 13 litres de mazout par mètre carré à partir du 1er septembre 2011.

Ces changements auront un impact direct sur le secteur de la construction dans son ensemble, et des réunions d'information spécifiques destinée aux entreprises sont organisées par la CCW, avec le soutien de la Région wallonne. Une première rencontre a déjà eu lieu à Louvain-la-Neuve, d'autres suivront à Liège, Libramont et Mons.

Primes aux particuliers
En introduction de la première de ces réunions, à Louvain-la-Neuve, André Antoine a esquissé un bilan des mesures prises jusqu'à aujourd'hui au niveau régional. Les primes accordées aux particuliers pour favoriser les économies d'énergie ont des résultats très encourageants. De 7.800 dossiers en 2004, on est passé pour 2007 à 40.000 dossiers.

En ce qui concerne les panneaux solaires thermiques, plus de 22.000 mètres carrés ont été installés en 2007 en Région wallonne, soit quinze fois plus qu'en 2001. Et les dossiers dans le cadre du plan Solwatt rentrent au rythme de 100 par jour.

Au niveau public
Pour le secteur public, la Région wallonne a débloqué 81 millions d'euros d'aide pour réduire les factures énergétiques des communes, des CPAS, des provinces et des écoles. Un nouvel appel à projets, avec un crédit de 30 millions d'euros, sera lancé en octobre. En plus des écoles, la Région va cette fois cibler les infrastructures sportives et culturelles, ainsi que les structures d'accueil de la petite enfance.

Pour la CCW, la révolution environnementale et énergétique en cours actuellement aura des retombées certaines sur le secteur de la construction. Le potentiel d'amélioration environnementale et énergétique des bâtiments wallons, considérés comme étant les plus vétustes d'Europe selon la CCW, est en effet énorme.

"La moitié du parc résidentiel wallon n'a ni double vitrage, ni toiture isolée. Beaucoup de bâtiments publics ne sont guère plus isolés. Le défi à relever est de taille mais incontournable: l'objectif est de parvenir à construire et à rénover des bâtiments qui consommeront un quart de ce que consomme un bâtiment actuel. Ce sont plus de 400.000 logements wallons qui doivent être rénovés.

En supposant qu'un vaste programme de rénovation s'échelonne sur vingt ans, ce nouveau marché assurerait plus de 10.000 emplois durables sur toute cette période", indique Francis Carnoy, le directeur général de la CCW.

Source : www.7sur7.be, 23/09/2008

mardi 16 septembre 2008

Yannick Bestaven , Energies autour du Monde EAM

Il est Français, il est skipper, il a fait travailler une équipe d'ingénieurs autour d'un bateau entièrement fabriqué à partir d'énergies renouvelables. Il est un des 30 engagés dans le Vendée Globe, qui part des Sables d'Olonne le 9 novembre. Le hic c'est qu'un sponsor a changé de stratégie à 3 mois du départ. Je ne citerai pas son nom, étant donné que celui-ci a choisi de ne pas avoir de publicité mondiale.

Super beau projet.. En ce qui me concerne, je suivrai sa traversée avec beaucoup d'intérêt.

http://www.yannickbestaven.com/

mardi 3 juin 2008

Jean Carassus : "l’importance des sciences humaines dans la construction est souvent sous-estimée"

Source : Le Moniteur, 03-06-2008

A l'occasion des rencontres du PREBAT (Programme de recherche et d’expérimentations sur l’énergie dans le bâtiment) qui se tiennent actuellement à Perpignan, Jean Carassus, directeur du département Economie et sciences humaines au CSTB, nous livre les enseignements de sa récente étude socio-éco-technique intitulé "Comparaison internationale bâtiment et énergie", mené conjointement par 55 ingénieurs, économistes, sociologues de 12 pays différents.

En tant que Directeur du Pôle Economie et Sciences humaines du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), quelle importance tiennent, selon vous, ces disciplines au sein du monde de la construction ?

L’importance des sciences humaines dans la construction est souvent sous-estimée. La technique est privilégiée par rapport à l’aspect économique et sociologique.
Pourtant, il me semble indispensable de les placer au même niveau, tout en redéfinissant bien leurs rôles respectifs. L’économie et les sciences humaines permettent de comprendre et de mesurer les enjeux sociétaux et la technique doit être non pas un but en soi mais l’outil à la hauteur de ses enjeux. C’est pourquoi, en tant que Responsable du Pôle Economie et Sciences humaines au sein d’un centre de recherche technique comme le CSTB, mon objectif n’est pas de m’appesantir sur le manque de place de la socio-économie mais de sensibiliser les acteurs du bâtiment, autour des grands enjeux auxquels nous avons à faire face (comme par exemple les gaz à effet de serre), afin d’avoir une approche globale des problématiques.
A ce titre, d’ailleurs, au lieu d’opposer les termes de sciences "dures"(technique, etc.) aux sciences "molles" (sciences humaines, etc.), il me paraît plus judicieux de juxtaposer les sciences "dures" et les sciences "douces", afin d’assurer leur interaction. De la même façon qu’un "software" et un "hardware" ne fonctionnent que s’ils s’avèrent complémentaire.
Cette complémentarité entre ces disciplines est d’autant plus essentielle que l’univers de la construction est complexe, de par d’une part la multiplicité de ces acteurs et d’autre part la grande diversité de l’offre et de la demande.

Cette démarche de complémentarité que vous prônez est celle que vous avez mise en pratique dans votre rapport en faisant travailler des binômes techniques et sciences humaines. Pouvez-vous nous éclairer sur ce travail?

Avec ce rapport de 900 pages nous avons voulu faire le point sur ce qui existe de plus abouti à l’échelle mondiale en matière d’économie d’énergie. Nous avons en effet distingué trois grands modèles de développement :
Tout d'abord, le modèle allemand, suisse et autrichien. Ce modèle est axé sur la réduction de la consommation du bâtiment en isolant et en profitant aux mieux des apports extérieurs et intérieurs de chaleur afin de quasiment pouvoir se passer de chauffage. C’est ce que les Allemands nomment "PassivHaus". La Suisse s’en est inspiré pour créer son label "Minérgie". Les Allemands ont ainsi apporté le concept et ses exigences, et les Suisses l’ont transformé en un label diffusable. A l’heure actuelle, une maison neuve sur sept en suisse et labélisée "Minérgie". Ce modèle est assez aisément transposable en France. Les régions françaises limitrophes (Alsace, Franche Comté, Languedoc Roussillon) se sont approprié le modèle en créant à leur tour le label "Effinérgie" propres aux exigences françaises (en déclinant des objectifs différents à atteindre adaptés à la plus grande variété de reliefs et de climats qu’en Suisse).

Il y a aussi le modèle espagnol. Dans une optique méditerranéenne, ce modèle n’est, lui, plus centré sur la problématique du chauffage mais sur celle de l’eau chaude. Ce recentrement sur l’ordonnance solaire qui met au jour une utilisation active du soleil vient compléter l’utilisation solaire seulement passive du concept allemand Cette ordonnance solaire oblige, à partir d’une certaine taille de permis de construire ou de réhabilitation, à utiliser le thermique solaire pour le chauffage de l’eau chaude.

Enfin, on trouve les modèles américain et japonais. Cet axe de développement est à la croisée des deux premiers car ces deux pays ont, dès le départ, combiné une amélioration de l’isolation en vue de la performance des logements avec une production solaire d’électricité. Ainsi, au Japon, où la problématique des pics de consommation sur le réseau électrique est forte, 160.000 ménages sont équipés de panneaux photovoltaïques. La transposition de ce concept en France est aussi tout à fait réalisable. D’ailleurs, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, il pourrait exister d’ici 2020 une réglementation thermique en France, avec une obligation de construire des bâtiments à énergie positive.
Une autre approche intéressante est celle des Américains. La question énergétique n’y est en effet pas aussi prépondérante. Elle est couplée avec un modèle environnemental plus large, en voulant, par exemple, offrir un cadre de travail plus sain et stimulant pour les salariés des bâtiments tertiaires. Cette idée de voir l’économie comme un élément d’une approche environnemental plus large, en s’intéressant aux problématiques d’insertion du bâtiment dans le site, de choix des matériaux utilisés, de gestion des déchets, etc. est synthétisé dans le label LEED (Leadership in Energy and Environnemental Design). Cette idée a d’ailleurs reprise, lors du Grenelle de l’environnement avec la proposition du label HQEE (haute qualité énergétique et environnementale).

Aussi, nous avons voulu souligner un exemple danois. L’écoquartier de Vasterbro à Copenhague, auquel nous avons choisi de nous intéresser tout particulièrement dans notre rapport, est révélateur en la matière. En effet, les danois ont ouvert la voie à l’écoquartier de réhabilitation et non plus seulement du neuf. Cette réflexion a été reprise en France avec le projet d’un écoquartier de réhabilitation à Lyon.

A l'heure de la mise en oeuvre des objectifs du Grenelle de l'environnement, si vous aviez un message à faire passer aux professionnels de la construction, lequel serait-il ?

S’il ne fallait retenir qu’un seul élément, c’est que cette transposition d’expériences étrangères au modèle français est à l’origine d’un nouveau paradigme, qui bouleverse totalement le système de références des professionnels du monde du bâtiment. Elle n’est certes pas aisée, mais elle est une occasion exceptionnelle de valoriser les métiers et les compétences de tous les acteurs de la construction, qui se retrouvent au premier rang des enjeux de la planète. La coordination interprofessionnelle et l’implication des utilisateurs des bâtiments est la clé du succès pour s’approprier pleinement cette approche de haute qualité énergétique et environnementale.

Propos recueillis par Eric leysens

vendredi 23 mai 2008

Vers un réseau international d'évaluation de la construction

Article intéressant paru dans le Moniteur dernièrement.

Le 28 avril 2008, à l'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et le Building research establishment (BRE) ont annoncé leur volonté de créer, avec d’autres partenaires européens et mondiaux, le réseau SB Alliance, Sustainable Building Alliance. Sa mission sera de faire converger au plan international les méthodes d'évaluation de la qualité environnementale des bâtiments.

Alain Maugard, président du CSTB, a décrit l’état d’esprit qui a permis de fédérer 25 pays autour de ce projet. Après avoir rappelé "l’obligation pour tous de répondre aux exigences de Kyoto", il a souligné, face à l’internationalisation croissante du marché, l’importance de "partager un langage commun". Mais il a aussitôt précisé la nécessité de décliner des solutions locales répondant aux spécificités de chaque territoire (climatique, sociale, économique).
Afin de transformer immédiatement cette volonté collective en actes, quatre groupes de travail se sont réunis dès le lendemain pour aborder les thèmes qui formeront le socle de cette alliance : les objectifs futurs, le rôle, et la structure de l’organisation ; les conditions d’adhésion, de participation et la communication ; les budgets et le financement ; ainsi que les contenus techniques des systèmes génériques.

Ainsi, cette alliance, qui se veut "inspirée des alliances entre compagnies aériennes", permettra à travers un réseau international d’organismes d’évaluation, de recherche et de parties prenantes intéressés par le développement durable des bâtiments et des territoires d’échanger des expériences, des bonnes pratiques et des savoir-faire.
Alain Maugard a ensuite proposé à tous les pays intéressés de se retrouver à la mi-juin Outre-Rhin, pour rendre publique la structure définitive, soulignant que l’engagement,au sein de l’alliance,de l’Allemagne, pionnière en la matière, était une condition de réussite du projet.

Les promoteurs sont demandeurs de standards internationaux
De son côté, Patrick Nossent, président de CertiVéa, filiale du CSTB qui accompagne les démarches visant la certification HQE, est intervenu afin de mettre au jour tout le chemin qu’il restait à parcourir dans l’avènement d’un tel projet. Avec 141 opérations certifiées NF bâtiments tertiaires démarche HQE, fin mars 2008, pour les bâtiments tertiaires, il a conscience "d’être au début du chemin". Mais s’il a confiance dans l’avenir de la "Sustainable Building Alliance", c’est qu’il sait, comme Alain Maugard, que les promoteurs sont demandeurs de standards internationaux. En effet, les bureaux construits aujourd’hui ont vocation à accueillir des entreprises des quatre coins du monde. Or, à cette échelle mondiale, les référentiels relatifs à la qualité des bâtiments sont loin d’être identiques.

C’est pourquoi des outils communs d’évaluation permettraient aux multinationales de connaître facilement la qualité du bâtiment dans lequel elles s’installent et ainsi l’opérateur immobilier satisferait toutes les clientèles. En outre, des normes internationales sur les matériaux et les procédés de constructions offriraient la possibilité aux constructeurs de comparer tous les produits entre eux.

A titre d’exemple, le BRE, organisme britannique qui délivre la certification BREEAM, demande à l’assistant maître d’œuvre de lui délivrer une certification, lorsqu’il livre le bâtiment, afin de s’assurer qu’il a bien construit le projet initialement conçu. Puis deux ans plus tard, il charge un auditeur de vérifier que le bâtiment fonctionne comme prévu.

En France, pour prétendre être un bâtiment HQE, trois audits doivent être réalisés : au moment du programme, de la conception et de la réalisation. Mais la phase d’exploitation n’est pas encore prise en compte par le dispositif français, alors qu’elle est tout aussi importante. Pourquoi installer un système aération-chauffage intelligent, si les utilisateurs l’exploitent mal ? C’est pourquoi, le président de CertiVéa, à travers une réflexion transnationale sur de nouveaux référentiels communs, espère pouvoir rapidement évaluer le "management du comportement".

Enfin, avec cette alliance, Patrick Nossent souhaite sortir de l’enveloppe du bâtiment, pour développer des critères liés au territoire, avec des problématiques telles que le rôle du projet dans l’environnement local ou la desserte du site. En effet, à l’heure où la construction durable semble se focaliser sur l’énergie, on ne peut qu’encourager cette alliance à élargir la réflexion sur le bâtiment.

Source : Eric Leysens, Le Moniteur, 02/05/2008

jeudi 22 mai 2008

La filière bois pèse 40 milliards d’euros en France

Source : Batiactu, 21/05/2008

Alors que la 10e édition du Carrefour national du bois débutera le 28 mai à Nantes, le ministère des Finances a publié une étude sur les chiffres de la filière bois en France. On observe notamment l’influence de la maison à ossature bois, particulièrement dans l’ouest de la France, qui porte les industries du travail du bois. Explications.

La filière bois en France représente autant de salariés que la filière automobile… mais son chiffre d’affaires est trois fois moins important. A l’occasion du Carrefour international du bois qui ouvrira ses portes le 28 mai à Nantes, le Service des études et statistiques industrielles (Sessi) du ministère des Finances a rendu publique une étude sur les industries du bois. La filière bois, qui compte 231.000 salariés, représentait en 2007 un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros.

Depuis l’année 2000, la filière bois a perdu 25.000 emplois, à cause notamment du ralentissement d’activité survenu dans les industries papetière et du meuble. Mais l’étude indique que la production de la filière reste stable sur la période 2000-2006, grâce à la progression de 10% des industries du travail du bois. Celles-ci comptent 870 entreprises de plus de 20 salariés employant 58.000 professionnels, ainsi que 24.000 artisans. Et dans ce secteur, c’est la construction qui porte la croissance. Le Sessi indique que «le dynamisme des mises en chantier depuis 2003 profite aux industries de panneaux, de charpentes et de menuiseries».

Succès des maisons à ossature bois
En effet, depuis cette date, les constructions de logements individuels et collectifs ont augmenté de 40%, et consécutivement, «l’engouement pour la maison à ossature bois a accentué le développement de l’activité charpentes, avec un doublement des quantités produites». Les productions de menuiseries et de panneaux liés à la construction ont aussi augmenté de 10%. L’étude note que la production de menuiseries en bois est «deux fois moins importante que celle des menuiseries en plastique qui représentent un excellent rapport qualité prix et une facilité d’entretien».

Les maisons à ossature bois représenteraient 4% des maisons individuelles construites, et 9% dans le Grand Ouest (Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes). «Le challenge de demain est de proposer des maisons à ossature bois à des prix d’entrée de gamme sans en altérer les performances, et de pénétrer le secteur du logement collectif», annonce le Sessi, qui estime également nécessaire de mieux informer les acheteurs potentiels sur les avantages liés à ce type de bâtiment, et de pallier au manque de qualification spécifique de techniciens du bâtiment formés à ce type de construction.

Le commerce extérieur déficitaire
L’étude du Sessi note en outre que le commerce extérieur des industries du travail du bois, structurellement déficitaire «depuis de nombreuses années», s’est dégradé en 2007. Le déficit commercial atteint désormais 1,7 milliard d’euros, contre seulement 0,8 milliard d’euros en 2000. C’est l’activité des scieries qui est la plus touchée, les importations ayant augmenté de 58% entre 2000 et 2006. Les panneaux de fibres et les panneaux de particules surfacés mélaminés tirent leur épingle du jeu, avec des soldes commerciaux excédentaires à respectivement 18 et 198 millions d’euros en 2007

lundi 19 mai 2008

Les annonces immobilières affichent la performance énergétique

Voilà exactement ce dont je parlais dans mon article précédent, et voilà où doit arriver l'immobilier belge : en France, une nouvelle convention entre Jean-Louis Borloo ministre du développement durable, et les professionnels de l'immobilier, les annonces immobilières affichent désormais la performance énergétique.

Here is exactly what I was talking about in my last article. In France, a new agreement has been signed between the French minister Borloo for sustainable development, and real estate professionals : from now, the real estate adds show the energy performance.

Source : Batiactu.

A bientôt

Pierre-Loïc

vendredi 16 mai 2008

La Construction durable en Belgique

Cela fait maintenant deux mois que je suis de retour en Europe. Après trois mois et demi de découvertes extraordinaires, de rencontres impromptues et de projets marquants, il est fort intéressant de se stabiliser et observer le monde qui bouge, ou qui ne bouge pas, selon les thèmes.

En ce qui concerne mon projet, plusieurs choses sont fort intéressantes. La construction durable et les énergies renouvelables sont des thèmes d'intérêt pour tous. Il est à présent has-been de déclarer qu'on ne s'intéresse pas au développement durable, un vrai revirement. Les entreprises dont l'activité est éloignée des problématiques environnementales déclarent désormais que le développement durable est une priorité. J'en veux pour preuve la déclaration d'un cadre de Total Belgique à une récente conférence à laquelle j'ai assisté dans une grande business school bruxelloise. "Total agit quotidiennement pour l'environnement."

Cette idée reflète entièrement la situation européenne actuelle du développement durable. D'un côté, une volonté d'agir et surtout de le montrer, et de l'autre, une vraie impuissance face aux moyens d'y parvenir, de façon plus ou moins volontaire. Comme je l'avais constaté en Australie et surtout aux Etats-Unis, ce qui fait avancer le marché est la labellisation, l'accompagnement qualité, le référencement des entreprises eco-friendly par un organe indépendant. Cette étape est fondamentale car elle fait un tri diabolique entre les vrais "DD-oriented" et les faux.

Alors pourquoi ne le fait-on que trop peu en Belgique ? Eh bien tout simplement car il va de l'intérêt des grandes entreprises de ne pas avouer trop vite, sur base d'une analyse environnementale indépendante, que l'on fait partie des derniers de la classe en matière de performance énergétique, de respect des normes anti-pollution, de durabilité.

Le challenge se situe donc dans cette démarche de labellisation. Un pas va être franchi avec l'annonce officielle prochaine de l'approbation par la Région Wallonne du Cluster Construction Durable - Energie 2020, appelé à encourager et accompagner l'économie d'énergie et la durabilité dans la construction wallonne.

A bientôt.

Pierre-Loïc

vendredi 2 mai 2008

Agence bruxelloise de l'énergie, ICHEC Entreprises

Plusieurs rencontres durant les dernières semaines pour le projet ;

Début avril, rencontre avec l'Agence Bruxelloise de l'Energie (ABEA) , venant en aide aux Bruxellois soucieux d'un développement urbain durable dans leur habitat. L'agence est en pleine effervescence à l'occasion des conférences du Mois de Mai. Au menu de ces conférences, plusieurs interventions de spécialistes de l'écoconstruction, notamment du Centre Scientifique et Technique de la Construction CSTC, de bureaux d'études, et d'associations de promotion de l'éco-habitat.

Vous trouverez leur programme ici.

Un cycle de conférences a été présenté à l'ICHEC, organisé par le bureau de l'AIESEC, sur le thème du développement durable dans l'entreprise. Concentrées sur la politique durable de la stratégie d'entreprise, ces conférences m'intéressaient au plus haut point. Néanmoins, lorsqu'on sait que la construction est le premier poste de consommation d'énergies, le plus souvent non-renouvelables, lorsqu'on sait que les réglementations européennes imposent d'ici 2020 un minimum de 20% d'énergies renouvelables parmi la consommation globale, on s'étonne de ne voir aucune entreprise liée de près ou de loin à ce secteur. C'est le signe d'un travail encore important d'information sur le développement durable. Il reflète un stade encore précoce du développement durable dans les entreprises belges, qui se résume à une volonté (souvent), un objectif (très souvent), quelques faits (parfois), mais en aucun cas une priorité, si ce n'est dans les discours.

Enjoy the blog

Pierre-Loïc

mardi 22 avril 2008

Jour de la Terre

Aujourd'hui est le jour de la Terre.

Le Jour de la Terre marque tous les ans l'anniversaire de la naissance, en 1970, du mouvement environnemental tel qu'on le connaît aujourd'hui. Le jour de la Terre (22 avril) fut célébré pour la première fois le 22 avril 1970, lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés.

Happy Earth Day all !

Enjoy the blog

Pierre-Loïc

mardi 15 avril 2008

Green business - BFM

J'ai fait connaissance avec l'émission Green Business de Sébastien Couasnon sur BFM Radio. Concentré de témoignages et d'analyses, cette émission est une belle vitrine du développement exponentiel actuel du développement durable dans la stratégie des entreprises.

Bonne navigation, et bonne écoute.

Pierre-Loïc

mercredi 9 avril 2008

Maisons Bois THPE

Je viens de lire cet article sur Batiactu, daté du 8 avril. Un projet vient d'être lancé de 85 maisons en bois en région Rhône Alpes, qualifiées de THPE, très haute performance énergétique. La particularité de ce projet est d'être accessible aux revenus modestes. Une idée reçue de plus qui tombe dans la construction durable.

C’est parti ! Le chantier aux allures pavillonnaires de 85 maisons individuelles locatives vient de débuter à La Bâtie-Neuve dans les Hautes-Alpes.

Destinés à des familles à petits budgets, les loyers iront d’environ 386 euros HC pour un T3 à 505 euros HC pour un T5.
Imaginé par le cabinet d’architectes dE & cRL, ce programme offre un paysage de petites maisons qui rempliront des objectifs d’économie d’énergie. Implanté sur un terrain avec vue sur la vallée, ce projet fait la part belle aux matières naturelles du bois pour le bardage et du zinc pour la toiture afin de «restituer l’imaginaire architectural des régions de montagne», souligne un communiqué du cabinet d’architectes.
Ce projet qui a reçu le label très haute performance énergétique (THPE) se caractérise par le confort de son habitat. Les maisons bénéficieront ainsi d’une isolation performante par l’extérieur qui permettra un confort acoustique et thermique mais ce n’est pas tout ! Elles proposeront également une ventilation naturelle sans oublier la disposition de capteurs solaires sur le toit afin de couvrir plus de 51% des besoins en eau chaude sanitaire.

Luminosité et ouvertures
D’autre part, l’économie d’énergie provient aussi par le choix de l’implantation du site. Le terrain est peu boisé, en pente douce vers le sud, avec une vue dégagée sur 180° vers la vallée. Minutieusement pris en compte, l’installation des maisons sur le terrain suit les courbes de niveaux naturelles. Objectif : offrir des vues vers le sud et la vallée. De plus, les maisons sont séparées les unes des autres par des garages. Cet aménagement dégage trois orientations qui laissent entrer la lumière naturelle à l’intérieur de l’habitat et favorise un ensoleillement de tous les espaces publics et des jardins privatifs. Enfin, les logements sont perpendiculaires à la voierie pour minimiser le bruit, cadrer les perspectives à travers des espaces semi-publics (venelles, voies, placettes). Au final, le programme allie qualité environnementale, sociale et dynamisme régionale puisque cette opération devrait faire augmenter la population de la commune de 17%.

Découvrez le projet, en cliquant ici

mardi 1 avril 2008

Semaine du développement durable : place à l’action !

Alors que le Grenelle de l’environnement invite les professionnels à se mobiliser contre le réchauffement climatique, c’est au tour du grand public d’être sensibilisé à travers la 6ème édition de la semaine du développement durable. Soutenues par les acteurs du secteur, de nombreuses opérations sont organisées cette année autour du thème «production et consommation durables». Détail.

«C'est l'occasion d'expliquer aux Français que le développement durable est non seulement possible mais également source de qualité de vie, de bien-être, de croissance et de pouvoir d'achat», explique Jean Louis Borloo, ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire. Si les Français semblent bien avoir compris l’utilité du développement durable, le pratique t-il ? Pour aider le grand public à avoir de bons gestes, des entreprises, des collectivités, des associations, des services publics et des établissements scolaires mettent en place des actions pour promouvoir les gestes écologiques et sensibiliser le public aux différents sigles qui permettent d'identifier les produits durables.

Des événements partout en France
Parmi toutes les manifestations prévues à travers toute la France, vous pourrez par exemple Bouygues Immobilier propose un quiz des bons gestes, l’Aéroport de Paris sensibilisera à la qualité de l’air, l’Ademe participera à un débat sur la précarité énergétique, découvrir un prototype de maison passive à Pessac à côté de Bordeaux, admirer une exposition de mobilier de jardin et de maisons faites en réutilisant des palettes de bois dans le Limousin ou encore visionner un documentaire «Petites révolutions près de chez vous» sur la consommation responsable. De quoi faire le plein d'idées pour développer une attitude plus responsable et durable !

Un événement national
Pour marquer la semaine avec un événement conséquent, un village du développement durable sera installé dans le Jardin des Plantes du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Le public pourra y trouver des informations et des jeux afin de vivre une «expérience durable». Un parcours pédagogique et ludique passera par six domaines donnant une vision large des gestes à adopter.

Des écolabels pour se repérer
Comme il n'est pas toujours facile de se retrouver dans les produits correspondants aux critères écologiques, le Ministère de l'Ecologie souhaite également rappeler au public l'existence des Ecolabels. Dans les domaines de l'électroménager, des véhicules et des bâtiments, les étiquettes-énergie permettent par exemple de savoir, suivant un système de classification, le niveau de consommation atteint. Pour l'alimentation, les labels Agriculture Biologique et commerce équitable assurent pour l'un la non-utilisation de produits chimiques et pour l'autre la valorisation des petits producteurs. La sauvegarde des forêts est garantie elle par les appellations PEFC et FSC. Enfin le logo du recyclage garanti que le produit est recyclé si les consignes de tri sont respectées ! Au total, 2493 événements sont prévus à travers la France.

Source : Batiactu, 31-03-2008

mardi 18 mars 2008

Etude internationale - Situation marché Construction durable

Courrier envoyé le 18 mars 2008 aux rédactions de :

Batiweb, Batiactu, Blog de Pascal Jacob, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Soir, La Libre Belgique, Le Figaro, Libération, Ouest France, Vers L'Avenir, Canal C, TV Rennes

Bonjour,


La construction durable est désormais un enjeu économique. Certains croyaient qu'il s'agissait d'une mode, d'autres pensaient que le développement durable était réservé aux milieux financièrement aisés. La prise de conscience est mondiale, et les projets pullulent. Comme l'euphorie d'Internet dans les années 90, le développement durable a besoin de se structurer, de s'organiser, pour ne laisser progressivement la place qu'aux projets les plus solides. Pour la construction, c'est encore davantage le cas.

Lecteur impliqué de votre site Internet, consultant en construction durable à Bruxelles, collaborant pour le moment avec des entreprises et organisations australiennes et canadiennes dans des projets de développement d'activité en Europe, je reviens d'un projet de voyage autour du monde sur ce thème. Dans cette même direction, je travaille actuellement sur un gros projet d'analyse du secteur de la construction durable, dans une dimension comparative entre plusieurs pays. Cette étude constituera une vitrine tant intellectuelle que commerciale pour mon activité.

J'aimerais récolter un maximum d'informations sur le secteur de la construction durable dans une douzaine de pays européens, nord-américains et océaniens. Ces informations seront à la fois commerciales, législatives et techniques. J'aimerais vous impliquer dans mon projet. Seriez-vous d'accord pour collaborer à cette étude, en contrepartie d'une publication synthétique privilégiée dans vos colonnes ?

Si l'idée vous intéresse, je suis tout disposé à en parler librement avec vous. Dans tout autre cas, je reste bien entendu à votre disposition pour toute information.

Très cordialement,


Pierre-Loïc Nihoul
-------------------------
Projet Oceamex : oceamex.blogspot.com

samedi 15 mars 2008

Face au péril écologique, Pékin crée un ministère de l'environnement

Source : Le Monde, 14-03-2008

Soucieuse d'intensifier sa lutte contre la pollution et le gaspillage énergétique, la Chine va donner à l'Agence d'Etat de protection de l'environnement (State Environment Protection Agency, SEPA), l'agence de protection de l'environnement, le statut d'un ministère. La décision devrait être entérinée samedi 15 mars à la clôture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP). Cette promotion de l'institution vigie de l'environnement devrait lui permettre de plaider la cause de l'écologie au plus haut niveau de l'Etat chinois. Les ambitions de la SEPA, dont le vice-directeur, Pan Yue, est personnellement très impliqué dans le combat antipollution, s'étaient jusqu'à présent heurtées à un manque de moyens.

Lors de la présentation du projet à l'ANP, Hua Jianmin, le secrétaire général du Conseil d'Etat (gouvernement), a déclaré qu'il s'agissait d'"accélérer la construction d'une société économe en ressources et sensibilisée aux questions environnementales", ajoutant que "la tâche à accomplir pour réduire la pollution est gigantesque".

Le premier ministre, Wen Jiabao, a annoncé la semaine dernière que la consommation d'énergie de la Chine rapportée au PIB avait reculé de 3,27 % en 2007, une bonne performance qui reste toutefois insuffisante au regard des engagements pris par la Chine d'ici à 2010. Ces derniers mois, la SEPA avait redoublé d'agressivité : elle a imposé à l'ensemble des sociétés des secteurs les plus consommateurs en énergie de rendre public leurs données d'impact environnemental.

La réforme de la SEPA ne va toutefois pas résoudre à court terme les difficultés qu'elle rencontre au niveau local : la collusion entre les officiels locaux et les industriels parasite ses efforts de prévention, déplorent les écologistes chinois. Ses représentants locaux restent le plus souvent aux ordres du gouvernement local. L'immaturité des dirigeants d'entreprise, la complexité du tissu industriel et le nombre très élevé de petites et moyennes entreprises (PME) dans un environnement très concurrentiel font du contrôle une gageure : la nouvelle SEPA devrait voir passer ses effectifs permanents de 300 à 400 personnes - contre 18 000 employés pour son homologue américain.

Seul un rôle plus large donné à la société civile pourrait pallier ces faiblesses : mais les ONG chinoises, intimidées par toutes sortes de contraintes administratives et politiques, se cantonnent à des actions de sensibilisation et de pédagogie. Dans les villes, et surtout les zones rurales, des résidents qui se mobilisent contre des projets polluants ont non seulement du mal à se faire entendre, mais il n'est pas rare qu'ils soient harcelés, arrêtés par la police sur ordre des chefs locaux et, pour certains, condamnés à plusieurs années de prison ou de camp de travail pour des motifs spécieux.

Brice Pedroletti

jeudi 13 mars 2008

Oceamex Project - Salon Bois et Habitat 2008

Bonjour à tous,

Le projet Oceamex sera présent au salon Bois et Habitat à Namur, Belgique, ce week-end. Pour sa dixième édition, le salon Bois et Habitat présentera d'intéressants concepts architecturaux, ainsi que les résultats du concours Design-Bois.

Pour plus d'informations :

http://www.bois-habitat.com/

Dear all,

Oceamex Project will be present at the fair Bois and Habitat, in Namur, Belgium, this week-end. For its 10th edition, this fair will again present new architectural concepts.

For further information :

http://www.bois-habitat.com

Enjoy the blog

Pierre-Loic

mercredi 12 mars 2008

Expobois : Observatoire 2008 de la filière Bois en France

La filière bois tient salon (diaporama) Destiné aux professionnels du bois, le salon Expobois se tient de mardi à samedi au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.

Article de Batiactu du 11 mars 2008.

Qui sont les principaux acteurs de ce marché ? Quelles sont leurs préoccupations ? Retour sur les grands enjeux du secteur. «Confiantes en la conjoncture à court et moyen termes, les industries du bois mettent le cap sur l'investissement pour développer et améliorer leur productivité». C’est la conclusion de l’Observatoire 2008 Expobois de la filière bois française. Une enquête qui vise à recueillir les témoignages et les attentes des acteurs de la filière bois : sylviculture, première transformation, construction, ameublement, emballage, etc.

Au cœur des préoccupations des professionnels du secteur : le développement durable. Cet enjeu important a un impact fort sur la filière, qui se dit sur le point de s’engager «dans un processus lourd de changement des mentalités et des comportements». Un enjeu devenu état d’esprit dans la filière et que certains considèrent encore comme «une contrainte réglementaire ou organisationnelle», mais surtout comme «une source de différenciation et une opportunité d’image». L’étude d’Expobois nous apprend que seules 19% des entreprises interrogées vendent des produits éco-certifiés. Mais «la généralisation est en cours et concernera tous les secteurs du bois d'ici 2009». La filière tient d’ailleurs à inciter les marchés publics et privés à réaliser des achats éco-certifiés, «pour inciter l'amont et instaurer des pratiques écologiquement vertueuses», précise-t-elle.

Conjoncture favorable et hausse des prix

De façon plus générale, «82% des professionnels interrogés estiment que la conjoncture est plutôt bonne à court et moyen termes et 78% d'entre eux sont également convaincus sur le long terme», nous apprend l’étude. Une tendance qui se vérifie dans tous les secteurs et en premier lieu dans l'emballage (100%), suivi par l'exploitation forestière (92%). Très optimistes également : les secteurs de la transformation (90%), de l'ameublement (73%), du bois énergie et du négoce bois (75%) où les acteurs sont nombreux à ressentir une conjoncture favorable.

Alors que les prix du bois continuent d’augmenter, la filière sait qu'elle doit optimiser sa production. Ainsi, «66% des acteurs de la filière affirment avoir des projets d'investissement pour l'année 2008», selon Expobois. La filière investit donc pour relever des défis : 93% des interrogés ont pour priorité d’obtenir un gain de productivité. Viennent ensuite le gain de flexibilité (87%), puis l'amélioration de la manutention et du stockage (78%) et enfin la diversification des gammes de (75%). Cliquez ici pour en savoir plus.

Le salon Expobois - http://www.expobois.fr/
Quand : du mercredi 12 au samedi 15 mars 2008, de 9h à 18h
Où : Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte - Halls 3 &4
Qui expose : fournisseurs de la filière bois (transformation, outillage, ingénierie, environnement, contrôle, manutention, équipements...)
Qui visite : professionnels (industriels, entrepreneurs, artisans et négociants de la filière bois)