Article intéressant paru dans le Moniteur dernièrement.
Le 28 avril 2008, à l'Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et le Building research establishment (BRE) ont annoncé leur volonté de créer, avec d’autres partenaires européens et mondiaux, le réseau SB Alliance, Sustainable Building Alliance. Sa mission sera de faire converger au plan international les méthodes d'évaluation de la qualité environnementale des bâtiments.
Alain Maugard, président du CSTB, a décrit l’état d’esprit qui a permis de fédérer 25 pays autour de ce projet. Après avoir rappelé "l’obligation pour tous de répondre aux exigences de Kyoto", il a souligné, face à l’internationalisation croissante du marché, l’importance de "partager un langage commun". Mais il a aussitôt précisé la nécessité de décliner des solutions locales répondant aux spécificités de chaque territoire (climatique, sociale, économique).
Afin de transformer immédiatement cette volonté collective en actes, quatre groupes de travail se sont réunis dès le lendemain pour aborder les thèmes qui formeront le socle de cette alliance : les objectifs futurs, le rôle, et la structure de l’organisation ; les conditions d’adhésion, de participation et la communication ; les budgets et le financement ; ainsi que les contenus techniques des systèmes génériques.
Ainsi, cette alliance, qui se veut "inspirée des alliances entre compagnies aériennes", permettra à travers un réseau international d’organismes d’évaluation, de recherche et de parties prenantes intéressés par le développement durable des bâtiments et des territoires d’échanger des expériences, des bonnes pratiques et des savoir-faire.
Alain Maugard a ensuite proposé à tous les pays intéressés de se retrouver à la mi-juin Outre-Rhin, pour rendre publique la structure définitive, soulignant que l’engagement,au sein de l’alliance,de l’Allemagne, pionnière en la matière, était une condition de réussite du projet.
Les promoteurs sont demandeurs de standards internationaux
De son côté, Patrick Nossent, président de CertiVéa, filiale du CSTB qui accompagne les démarches visant la certification HQE, est intervenu afin de mettre au jour tout le chemin qu’il restait à parcourir dans l’avènement d’un tel projet. Avec 141 opérations certifiées NF bâtiments tertiaires démarche HQE, fin mars 2008, pour les bâtiments tertiaires, il a conscience "d’être au début du chemin". Mais s’il a confiance dans l’avenir de la "Sustainable Building Alliance", c’est qu’il sait, comme Alain Maugard, que les promoteurs sont demandeurs de standards internationaux. En effet, les bureaux construits aujourd’hui ont vocation à accueillir des entreprises des quatre coins du monde. Or, à cette échelle mondiale, les référentiels relatifs à la qualité des bâtiments sont loin d’être identiques.
C’est pourquoi des outils communs d’évaluation permettraient aux multinationales de connaître facilement la qualité du bâtiment dans lequel elles s’installent et ainsi l’opérateur immobilier satisferait toutes les clientèles. En outre, des normes internationales sur les matériaux et les procédés de constructions offriraient la possibilité aux constructeurs de comparer tous les produits entre eux.
A titre d’exemple, le BRE, organisme britannique qui délivre la certification BREEAM, demande à l’assistant maître d’œuvre de lui délivrer une certification, lorsqu’il livre le bâtiment, afin de s’assurer qu’il a bien construit le projet initialement conçu. Puis deux ans plus tard, il charge un auditeur de vérifier que le bâtiment fonctionne comme prévu.
En France, pour prétendre être un bâtiment HQE, trois audits doivent être réalisés : au moment du programme, de la conception et de la réalisation. Mais la phase d’exploitation n’est pas encore prise en compte par le dispositif français, alors qu’elle est tout aussi importante. Pourquoi installer un système aération-chauffage intelligent, si les utilisateurs l’exploitent mal ? C’est pourquoi, le président de CertiVéa, à travers une réflexion transnationale sur de nouveaux référentiels communs, espère pouvoir rapidement évaluer le "management du comportement".
Enfin, avec cette alliance, Patrick Nossent souhaite sortir de l’enveloppe du bâtiment, pour développer des critères liés au territoire, avec des problématiques telles que le rôle du projet dans l’environnement local ou la desserte du site. En effet, à l’heure où la construction durable semble se focaliser sur l’énergie, on ne peut qu’encourager cette alliance à élargir la réflexion sur le bâtiment.
Source : Eric Leysens, Le Moniteur, 02/05/2008
Oceamex Project
Après 3 mois et demi de découverte de la construction durable en Océanie et au Mexique, le Projet Oceamex a désormais pour but de s'impliquer dans le management du développement durable en Europe.
============================================
After 3 and a half months discovering sustainable construction in Oceania and Mexico, the Oceamex Project is now in a business development phase on the European sustainable development market.
============================================
Enjoy my blog !
Pierre-Loïc Nihoul
============================================
After 3 and a half months discovering sustainable construction in Oceania and Mexico, the Oceamex Project is now in a business development phase on the European sustainable development market.
============================================
Enjoy my blog !
Pierre-Loïc Nihoul
vendredi 23 mai 2008
jeudi 22 mai 2008
La filière bois pèse 40 milliards d’euros en France
Depuis l’année 2000, la filière bois a perdu 25.000 emplois, à cause notamment du ralentissement d’activité survenu dans les industries papetière et du meuble. Mais l’étude indique que la production de la filière reste stable sur la période 2000-2006, grâce à la progression de 10% des industries du travail du bois. Celles-ci comptent 870 entreprises de plus de 20 salariés employant 58.000 professionnels, ainsi que 24.000 artisans. Et dans ce secteur, c’est la construction qui porte la croissance. Le Sessi indique que «le dynamisme des mises en chantier depuis 2003 profite aux industries de panneaux, de charpentes et de menuiseries».
Succès des maisons à ossature bois
En effet, depuis cette date, les constructions de logements individuels et collectifs ont augmenté de 40%, et consécutivement, «l’engouement pour la maison à ossature bois a accentué le développement de l’activité charpentes, avec un doublement des quantités produites». Les productions de menuiseries et de panneaux liés à la construction ont aussi augmenté de 10%. L’étude note que la production de menuiseries en bois est «deux fois moins importante que celle des menuiseries en plastique qui représentent un excellent rapport qualité prix et une facilité d’entretien».
Les maisons à ossature bois représenteraient 4% des maisons individuelles construites, et 9% dans le Grand Ouest (Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes). «Le challenge de demain est de proposer des maisons à ossature bois à des prix d’entrée de gamme sans en altérer les performances, et de pénétrer le secteur du logement collectif», annonce le Sessi, qui estime également nécessaire de mieux informer les acheteurs potentiels sur les avantages liés à ce type de bâtiment, et de pallier au manque de qualification spécifique de techniciens du bâtiment formés à ce type de construction.
Le commerce extérieur déficitaire
L’étude du Sessi note en outre que le commerce extérieur des industries du travail du bois, structurellement déficitaire «depuis de nombreuses années», s’est dégradé en 2007. Le déficit commercial atteint désormais 1,7 milliard d’euros, contre seulement 0,8 milliard d’euros en 2000. C’est l’activité des scieries qui est la plus touchée, les importations ayant augmenté de 58% entre 2000 et 2006. Les panneaux de fibres et les panneaux de particules surfacés mélaminés tirent leur épingle du jeu, avec des soldes commerciaux excédentaires à respectivement 18 et 198 millions d’euros en 2007
lundi 19 mai 2008
Les annonces immobilières affichent la performance énergétique
Voilà exactement ce dont je parlais dans mon article précédent, et voilà où doit arriver l'immobilier belge : en France, une nouvelle convention entre Jean-Louis Borloo ministre du développement durable, et les professionnels de l'immobilier, les annonces immobilières affichent désormais la performance énergétique.
Here is exactly what I was talking about in my last article. In France, a new agreement has been signed between the French minister Borloo for sustainable development, and real estate professionals : from now, the real estate adds show the energy performance.
Source : Batiactu.
A bientôt
Pierre-Loïc
Here is exactly what I was talking about in my last article. In France, a new agreement has been signed between the French minister Borloo for sustainable development, and real estate professionals : from now, the real estate adds show the energy performance.
Source : Batiactu.
A bientôt
Pierre-Loïc
Libellés :
annonces immobilières,
France,
Jean-Louis Borloo,
performance énergétique
Inscription à :
Articles (Atom)